
Aujourd'hui, nous donnons la parole à MeeJa Pachot-Fievet, une maman belge de deux enfants et puéricultrice.
MeeJa vient de créer une [association|http://www.nrae.fr/] pour accompagner et former des nounous qui se rejoindront sur une charte commune.
"Je suis puéricultrice toujours en recherche et ouverte sur les pédagogies ou idées qui tendent à mieux comprendre l'enfant dans le respect de sa personne (Rythme moteur, psychique et affectif).
Cela fait 5 ans que ma famille s'est installée à Grasse et depuis 3 ans, je suis monitrice de portage.
J'ai été interpellée par le comportement de certaines nounous dans la rue. J'en ai ressenti de la gêne car même si je suis de la même profession, je vie mon métier plus sérieusement. Je suis très sensible à la sécurité affective des enfants qu'on me confie.
Par ce que "juger ou critiquer n'a jamais permis de faire changer les choses (bien au contraire), je me suis interrogée sur ce qu'il manquait à ces nounous. J'ai remarqué très vite qu'il leur manquait une reconnaissance personnelle et extérieur de leur profession mais surtout la connaissance réelle de ce qu'est l'enfant d'un point de vue moteur, psychique et affectif.
L'enfant n'est pas une miniature de nous adulte mais bien comme Françoise Dolto le disait "le bébé est une personne".
Un adulte en devenir mais pour cela il ne faut pas le modeler ou le façonner mais lui donner la possibilité d'expérimenter dans un cadre sécurisé, son potentiel personnel dans le laisser faire.
Accompagner l'enfant dans ses différentes expériences (émotions, moteur, psychique). Maria Montessori et d'autres pédagogues, disaient "les éducateurs doivent se connaître" (qualités/défauts/connaître leurs limites, ...).
Pendant mes études, j'ai souffert de la manière infantile dont on nous apprenais notre métier. Ce n'est pas parce je n'ai pas les compétences pour faire des études que je ne peux pas comprendre l'importance des différentes pédagogies.
J'ai regretté le manque d'accompagnement par un psychologue ou un psychiatre. Un éventuel accompagnement m'aurait permis d'être aidé lorsque j'étais confrontée à des difficultés avec l'enfant que j'avais en garde.
Parce que l'enfant peut avoir des comportements qui nous dépassent, se sentir accompagné et aidé, me parait primordial.
Durant ces années je me suis formée. J'ai fait un travail personnel et j'ai été attentive à l'expérience des autres. Créer une association est devenue une évidence.
J'ai pris conscience que je portais depuis longtemps l'envie de transmettre mon savoir.
L'envie de dire que notre profession est belle et très importante pour l'avenir de notre société.
L'envie de dire que s'occuper d'enfants quelque soit leurs âges n'est pas facile et que c'est une profession à part entière même si le diplôme associé est léger.
Envie de dire aux nounous qu'elles ne sont pas des substituts des mères mais bien des professionnelles rémunérées par des parents pour un service.
Pas n'importe quel service !
Toutes les informations glanées durant toutes ces années, cette envie de transmettre, m'a permis de créer une charte. Cette charte est la base de l'agrégation de NRAE. Celles qui désirent signer cette charte et donc être agrées auront naturellement des devoirs.
Ce travail a pu être réalisé grâce à l'aide de mon mari (secrétaire et trésorier) et mon beau frère artiste (création du logo) et à l'aide d'une nounou en recherche d'une identité professionnelle reconnue.
J'ai reçu l'aide et le soutien de la directrice de l'école Montessori "Le jardin des Soleils".
J'ai aussi rencontré des professionnels de la petite enfances qui partagent la vision de l'association et qui seront les intervenants de la formation proposée.
Pour en savoir plus sur les cours que nous proposerons et nos convictions, vous pouvez me rencontrer lors de la [réunion d'information|http://www.nrae.fr/] qui se tiendra à Grasse le 6 juin ou venir à ma rencontre à un tout autre moment."